Demain, nous serons le premier décembre. Le premier trimestre de cette année parisienne est donc sur le point de se clore. J'avais donc envie de faire le point sur cette expérience de ma nouvelle vie, d'écrire quelque chose que je pourrais lire dans quelques temps avec un sourire nostalgique. Car oui, moi aussi, je cache des lettres (virtuelles, je sais) à ma propre intention. Je pourrais même me répondre rétrospectivement, mais je doute que ma correspondance avec moi-même puisse être très suivie. Et puis...
Me voilà
parisien. Étudiant et parisien. Je n'ai pas l'impression d'avoir été foudroyé d'une lumière chaleureuse m'ayant irradié puis révélé à moi-même, mais plutôt d'une reconnaissance. Et c'est déjà beaucoup. Je sors peu à peu de mon marasme gluant pour apprendre à bouger. J'ai envie de tourner des films, de faire de la gravure, de gribouiller des pages et des pages de mes carnets de croquis. Paris-la-grise m'aura du moins redonné envie de quelque chose, peut-être pas quelque chose de fondamentalement neuf, mais de quelque chose. Et ça aussi, c'est déjà beaucoup.