A survoler sans comprendre... de toute façon, les mots ne sont pas des émotions. Ne parlons-nous jamais que de nous-mêmes ? Aujourd'hui, H. va nous faire part de sa grande expérience enrichissante. Un verbillage absure censé être révélateur. H. veux tout et son contraire. Il trouve que les peaux sont douces mais que parfois, les caresses brûlent. Il trouve que même ça, c'est mal dit, et que ça retranscrit mal ce qu'il pense. En fait, H. à un sérieux problème de communication. C'est peut-être l'environnement qui veux ça. Que l'on parle toujours sans savoir quel est le sujet. H. aimerait se plaindre sans geindre, sans craindre d'être écouté mais en cherchant toujours à être compris. Une révolte souterraine, personnelle et pourtant universelle... H. écoute probablement trop de New Wave. C'est en même temps un pastiche : "j'aurais voulu que quelqu'un soit là, pour me prendre par la main et me dire ce que j'avais à faire". Oui, il aurait voulu parler au nom de l'universel plutôt que du particulier, de tout sauf de ce "Je" si méprisable. On y revient, pourtant. Tout vient d'un problème de communication. L'Homme est un hermite qui s'ignore. Ah, il le chérit tout de même, ce marasme teinté de mélancolie mélancolie... Il lui donne un nom, et il y cristallise tous ses regrets. Il les regarde, figés, comme on feuillette un album photo. Il est déjà vieux : ici je n'ai pas fait ceci, je n'ai pas été capable de m'entendre avec untel, je n'ai pas osé dire ceci à un autre, je n'ai pas su conserver ce que j'aimais... Ah, c'est tellement plus simple de déprimer... Finalement, on ne fait que s'attacher à ses peines, on se détache du présent pour assouvir ses fantasmes égocentriques. Ah... vivement demain !