Edward Hopper - Nighthawks

"La solitude d'une grande ville."

Parce qu'au final, on se fout les uns des autres ; on se croise, sans se voir ni s'entendre, incapables de marcher dans la même direction. Des monomaniaques, peut-être. La moindre des choses, dans ce cas, c'est de faire en sorte que nos dires soient les plus clairs possibles, qu'ils ne puissent pas être interprétés trop différemment de ce que nous aurions voulu faire comprendre. En somme, faire usage de diplomatie, pour conserver un minimum de rapports humains. A vif, la moindre parole peut-être une pique, une déclaration de guerre. Si c'est ce que vous voulez...

Edward Hopper - Nighthawks

# Posté le lundi 06 avril 2009 03:37

Modifié le vendredi 22 mai 2009 03:35

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Et pendant ce temps là, le train passe en dessous du pont sans nous.
Bientôt, il faudra qu'on rattrape tous ceux qu'on à ratés.

# Posté le samedi 25 avril 2009 04:31

-"Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir ?" -"..."

-"Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir ?"     -"..."













Aujourd'hui, le soleil brille. Les oreilles bouchées sous les basses qui résonnent. Acouphènes. Headaches. Les paroles n'ont aucun sens sans la musique pour les soutenir, elles perdent toutes leurs forces. On ne devrait pas avoir besoin de comprendre pour apprécier une oeuvre d'art. La notion conceptuelle n'a pas encore trop atteint la musique contemporaine. On se laisse porter par les vagues, par les flux et reflux mélodiques, par les lancinantes rythmiques, seul, et sans se poser de question. La musique est muette car trop différente de notre système de communication habituel. Trop de variations sémantiques pour une seule note, des sentiments trop complexes sur un seul arpège pour être traduisibles. L'homme est un animal musical. Kandinsky à Beaubourg. See ya.

# Posté le dimanche 05 avril 2009 02:56

Modifié le dimanche 05 avril 2009 04:19

21:07 - 00:05 - 23:13

Parce qu'on ne peut pas s'empêcher de tout foutre en l'air ; ses rêves et ceux des autres. Impossible de vivre sans détruire, sans se saborder par incapacité, et à en emporter d'autres avec nous. Haha, si tout ça pouvait être plus simple, si nous parlions franchement, sans cacher quoi que ce soit. Si on pouvait cracher sa bile une fois pour toutes pour pouvoir vivre. Ou si l'on cachait tout, que l'on s'inventait une vie, histoire d'être heureux. Mais la tristesse provient peut être d'un trop plein de relativité dans nos relations humaines. Incapacité à être hypocrite car volonté de transparence, mais incapacité à jamais dire ce que l'on pense vraiment à cause de la restriction du langage. On brûle, quoi que l'on veuille. Et on laisse les braises s'envoler.
Et maintenant, fermez les yeux, et contemplez.

Décalqué par un décalage horaire, fourni en kit sans mode d'emploi, sans instructions pour savoir comment s'y prendre. Éternelle ritournelle. "Dispersez-moi, je suis une foule de contradictions !". Capacité de concentration ridicule. Les effets de la caféïne s'estompent peu à peu alors que la lumière s'éteint. "Qu'est ce que les lumières ?", demandait-il, à qui voulait l'entendre. "Elles sont parties, mais nous allons vous les commander", "et n'oubliez pas ma préface". Dialogue délicieusement surréaliste. Parenthèse. Respiration. Point.

Et quand tout est fini, on se regarde en se demandant si notre agitation ne nous pousse pas à nous fracasser contre les rivages de la boîte pour espérer en sortir. Tant pis. Sabordage de fin d'année, comme si le nihilisme pouvait nous sortir de quoi que ce soit...

# Posté le mardi 24 mars 2009 16:07

Modifié le samedi 04 avril 2009 17:13

Gragory Crewdson - The mother.

Gragory Crewdson - The mother.

# Posté le lundi 23 mars 2009 13:13