Parce qu'on ne peut pas s'empêcher de tout foutre en l'air ; ses rêves et ceux des autres. Impossible de vivre sans détruire, sans se saborder par incapacité, et à en emporter d'autres avec nous. Haha, si tout ça pouvait être plus simple, si nous parlions franchement, sans cacher quoi que ce soit. Si on pouvait cracher sa bile une fois pour toutes pour pouvoir vivre. Ou si l'on cachait tout, que l'on s'inventait une vie, histoire d'être heureux. Mais la tristesse provient peut être d'un trop plein de relativité dans nos relations humaines. Incapacité à être hypocrite car volonté de transparence, mais incapacité à jamais dire ce que l'on pense vraiment à cause de la restriction du langage. On brûle, quoi que l'on veuille. Et on laisse les braises s'envoler.
Et maintenant, fermez les yeux, et contemplez.
Décalqué par un décalage horaire, fourni en kit sans mode d'emploi, sans instructions pour savoir comment s'y prendre. Éternelle ritournelle. "Dispersez-moi, je suis une foule de contradictions !". Capacité de concentration ridicule. Les effets de la caféïne s'estompent peu à peu alors que la lumière s'éteint. "Qu'est ce que les lumières ?", demandait-il, à qui voulait l'entendre. "Elles sont parties, mais nous allons vous les commander", "et n'oubliez pas ma préface". Dialogue délicieusement surréaliste. Parenthèse. Respiration. Point.
Et quand tout est fini, on se regarde en se demandant si notre agitation ne nous pousse pas à nous fracasser contre les rivages de la boîte pour espérer en sortir. Tant pis. Sabordage de fin d'année, comme si le nihilisme pouvait nous sortir de quoi que ce soit...